Je cite :
« UGC a dit qu'il ne veut pas de ces spectateurs-là, je sais pas ce que ça veut dire, si c'est pas parce qu'ils sont noirs ou banlieusards. En tous cas, on veut pas d'eux, alors que le film est tous publics, ce n'est pas un film dangereux. Et c'est dans l'année le seul film pratiquement qui représente un peu la jeunesse, montre un peu la banlieue, tend un peu la main à ces jeunes. Que des salles comme Rosny ne le jouent pas, c'est terrible. »Luc ne doit évidemment pas sortir souvent en salle de cinéma depuis 10 ou 15 ans pour tenir ce genre de propos démagogue.
Ce n'est plus une surprise, le bordel en salle de cinéma est devenu un véritable problème (enfin surtout pour moi); J'ai une forte impression que les cartes "Illimitées" proposées par les grandes enseignes n'ont fait qu'aggraver la situation. Il est vrai qu'il est plus facile de rester au chaud dans une salle de cinéma, que de venir regarder le film en lui-même (le fait de ne pas payer sa place de cinéma directement me rappelle indirectement le symbolisme de l'acte de paiement lors d'une consultation chez un psychologue). Cela ne semble géner personne .. hormis les personnes qui achètent, eux, leurs places de cinéma plein pot.
Maintenant c'est par chance si vous vous retrouvez dans une salle tranquille avec des spectateurs respectueux qui ne viennent pas mettre le bordel à tout bout de champs. Il ne faut pas leurrer, certaines salles à Paris sont blacklistées par les afficionados du cinéma, en tête "UGC Ciné-Cité-les-Halles" et "Pathé Wépler de Place de Clichy"
Qu'UGC décide de ne pas diffuser certains films dans certaines salles, c'est leurs droits. Sauf erreur de ma part, mais c'est encore à l'exploitant (français) de décider ce qui doit être programmé dans ses salles, et non pas aux producteurs ni même aux réalisateurs.
Ceci-dit, pour en revenir à notre cher Luc, le public visé par ses productions ne sont généralement pas des enfants de coeur et sont particulièrement la cible "fouteuse de bordel au cinéma". Luc avance tout de suite le problème raciale, c'est assez simpliste. Pour bloquer toute argumentation contraire, avancez - subtilement bien entendu - le racisme. Cela se révèle un peu trop simpliste ... mais c'est du Luc Besson après tout: Scénario simplistes, argumentations (sur le piratage) simplistes, conclusions simplistes.
J'allais faire une grande argumentation sur cela, mais je préfère laisser citer un commentaire trouvé sur Rue89 qui synthétise bien tout cela:
J’ai bossé 4 ans à UGC, et on savait que pour la sortie de certains films on avait de grandes « chances » de se retrouver avec des tensions, des heurts entre « jeunes » et les autres clients ou même entre bandes, avec salles saccagées, etc.
C’est un fait. On sait que pour des « Taxi », des « Ong-Bak », on aura des problèmes. Hasard, ce sont des productions Besson…
Celui-ci continue dans la démagogie pathétique, car apparemment il aime la banlieue quand ça l’arrange. On a vite oublié sa fuite piteuse de Montfermeil où il devait tourner avec Travolta. Il a préféré depuis aller tourner dans une cité désaffectée.
Besson préfère la banlieue à regarder ses « films » plutôt que de vivre avec.
Tout est dit ?
Un dernier point: l'émission de Daphné Roulier, L'hebdo cinéma est revenu sur cette affaire ce week-end. Le reportage affiche la couleur assez rapidement: "A défaut, Luc Besson a montré qu'il ne connaissait pas grand chose à Internet".
Comment on écrit "Prend ça dans ta gueule" en minimoys ?

Commentaires
Ca y est... après Henry, c'est le tour de Luc de s'en prendre plein la gueule... pauvres prénoms chréti(e)ns !
LEM/me sort vite... avant qu'on m'accuse de propos raciste ou autres cléricaleries douteuse (là remarque, 'on' aurait pas tord ...).