En cette période estivale à forte teneur de départ aéroportuaire, il est parfois long (donc chiant) d’attendre dans les longs couloirs des aéroports. On est vite tenté de sortir son portable (téléphone ou ordinateur) pour faire deux ou trois choses sur le net. Si on n’a pas d’abonnement Internet sur notre téléphone, cela se révèle un peu plus ennuyant.
Dans certains aéroport internationaux (si ce n’est pas maintenant la quasi totalité) se trouvent des spots WiFi disponibles pour les passagers. Cependant, les accès sont loin d’être gratuits. Relativement ennuyant quand on a pas envie, soit de payer pour 20 min de surf, soit de laisser son numéro de carte bancaire à un système dont on ne connait pas les tenants et les aboutissants.
Pour cela: une technique que j’avais utilisé à l’époque où je bossais au sein du groupe Eclair. En cette période, mes collègues, mes boss et moi-même prenions de temps à autre l’avion pour des escapades punitives commerciales et techniques.
A l’époque, je me souviens, mon boss interpellait l’équipe avec la phrase « bon, il nous faut du WiFi », puis rajoutait en se tournant vers moi avec un sourire qui en disait long: « combien de temps ? ». Sous-entendu évident: en combien de temps nous trouveras-tu une possibilité d’avoir du WiFi gratos.
La technique est relativement simple et je pense, peut marcher n’importe où. Je l’ai testé dans plusieurs aéroports et hôtels.
Principe de base des interactions clients/hotspots:
Quand un nouveau client WiFi arrive sur le spot public, le client est redirigé vers une page d’accès lui demandant soit son identifiant et mot-de-passe, soit sa carte bancaire. Suivant le type d’abonnement, le client a un jeton de temps compris entre 10 min, 30min voire parfois 1h. Après cela, la session expire et la page d’accès réapparaît.
La méthode est assez enfantine:
Il s’agit de faire une sorte hijack de la session (le jeton-temps) d’un autre client présent ou non expirée dans le réseau.
La procédure est relativement simple et ne nécessite pas d’application tierce (genre aircrack & co), mais elle est chiante si vous l’effectuez à la main:
- Connectez-vous normalement à la borne WiFi.
- Prenez un navigateur
- Allez sur n’importe quel site
- Vous allez être redirigé vers la page d’accès: cela prouve que vous êtes déjà bien connecté au bon spot WiFi.
- Récupérez votre adresse IP, votre route (gateway), votre masque de réseau (netmask) et l’adresse IP du DNS donné par le spot WiFi.
- Quand cela est fait, changez simplement votre adresse IP en commençant par la première de la plage réseau (hors adresse IP de la gateway).
Exemple, si on vous délivre une adresse IP en 192.168.0.x et que le netmask est le 255.255.255.0 (et que la gateway se trouve en 192.168.0.1), mettez 192.168.0.2; Ouvrez votre navigateur et essayez de vous connecter de nouveau à un site. Si la redirection apparaît: ce n’est pas une session déjà établie ou bien qui a déjà expirée.
Retentez le coup avec la 192.168.0.3, puis la 192.168.0.4, et ainsi de suite. Dès que vous avez choppé une bonne session, le véritable site demandé apparaîtra.
A l’époque, pour simplifier la procédure, j’avais écris un script shell qui effectuait cela rapidement et vérifiait si la redirection était active ou non (un simple « GET » avec un grep sur un mot-clé de la page d’accès, et le tour est joué: si le mot apparaissait: on passe à l’adresse suivante)
Voila, c’est aussi simple et idiot que cela. Je ne sais même pas si c’est légal en fait et si cela rentre dans le cadre de « défaut de sécurisation de sa ligne Internet »
PS: pour les hotspots utilisant l’adresse MAC en sus, cette dernière peut être aussi modifié au besoin