Bon, ce soir, c’était l’avant première de « The Social network », le film présentant Facebook de sa création jusqu’à son premier million d’utilisateur.
Entre nous, j’ai été étonné par le film, déjà par le grain de l’image, c’est juste bien gaulé (désolé, moi je remarque cela), sûrement grâce au chef de la photographie Jeff Cronenweth a qui l’ont doit Fight Club. Franchement, je trouve cela beau, mais je pense que 90% des gens s’en battront les couilles (désolé d’être vulgaire).
Le réalisateur est David Fincher, pas un petit donc, mais ne vous leurrez pas c’est un film sur commande. Ceci dit, contrairement à un Tim Burton qui a bâclé Alice au pays des merveilles, Fincher, lui a fait un bon film.
En sortant de la projection, je dois avouer avoir eu une sorte de « feu », une envie d’agir, une envie de créer. Rare sont les films qui permettent de changer son état d’esprit. Et généralement ils sont liés à notre vécu (certains films peuvent vous toucher et d’autres non).
Franchement, je n’ai pas vu beaucoup d’erreurs, le genre d’élément qui vous font sortir du film directement. Les seuls moments qui me faisaient sortir du film, c’était à cause d’idées qui « fusaient » de partout dans mon esprit.
Dans les informations annexes:
- La captation (sur plateau/stage) a été effectuée grâce à des caméras RED (numérique)
- Le film présente bien entendu le fondateur de Facebook et sa méthode pour couler ConnectU, mais bizarrement, on est partagé entre 50% « enfoiré », 50% « il a bien fait »
- Le film est bardé d’éléments informatiques et parfaitement posés (genre, on te sort pas une réplique où faut casser une clef de 672398 bits par exemple…);
J’ai pu noter les éléments suivants durant le film qui ferait dresser le zizi de n’importe quel informaticien:- On y voit du Linux partout (surtout du KDE, version 2 je crois)
- On y voit des _vrais_ shells, avec des vrais lignes de commandes, du code Perl, Python et PHP
- Dans les 10 premières minutes, on a un long laïus sur le piratage informatique de serveur et surtout plein de termes techniques comme (véridiques et sous-titrés en français):
- Linux,
- Wget,
- Apache,
- Mozilla,
- Emacs,
- Perl,
- Bash,
- Squirrelmail,
- MySQL,
- SSL,
- Firewall Pix,
- PHP
- et Python
Pour le reste, je dois avouer que le film est bien. Mais ce n’est que mon avis.

« Ecoute, on va rooter le serveur Apache du campus en utilisant
un buffer overflow et récupérer l’adresse de la meuf en classe de compta »
« Et on se fera su**r dans les toilettes du bar face campus par deux bonnasses ? »
« Toi, t’as lu le scénario avant tout le monde ! »
« Gloups …. »





Comments
Je viens de le voir également en version pas catholique. :p
Les 2 heures filent assez bien, Fincher nous maintient dans le film et comme toi, la photo m’a bien bien frapper.
Par contre je n’ai pas compris le passage où il recrute son premier programmeur (hors pote), genre la compétition sous alcool… c’était quoi le défi?
L’acteur balançait trop de mot à la con pour rendre le truc incompréhensible ou impressionner le péquin, mais le problème c’est que même un initié comme moi a été largué. :)
N
je me rappelle plus du tout, je me souviens juste que ca m’avait fait sourire ce passage;
Si j’ai le temps, je regarde cela rapidement ce soir et je te dis :)
Ok, j’ai jeté un coup d’oeil sur opensubtitles.org :)
Le dialogue est là (j’ai juste garder le texte de Mark):
DEBUT
Ils ont 10 minutes pour devenir admin d’un serveur web python munit d’un cryptage SSL et ensuite intercepter tout le traffic transitoire sur les ports graphiques.
Le tout derrière un emulateur PIX Firewall,
Dès qu’ils écrivent 10 lignes ils prennent un shooter.
Il y a une surveillance interne et le hacking doit passer inaperçu,
dès qu’un candidat est repéré il doit boire un shooter.
J’ai aussi mis un programme qui balance des popups
sur les 4 ordinateurs en même temps.
Le dernier candidat qui clique sur le pop-up
doit prendre un shooter.
Et toutes les 3 minutes ils boivent tous un shooter.
FIN
C’est plus clair avec les sous-titres mais pas moins ridicule pour autant! :)
Enfin, ça coûte si chère un consultant, voir un étudiant en info???
Alors, attention, la traduction FR est _à chier_
Voici la vrai version:
——————–
** They have 10 minutes to get root access to a python webserver, expose its SSL encryption then intercept all traffic over its secure port
** Their hacking
** All behind a PIX Firewall Emulator, butn heres the beauty
** You know I did’nt understand anything you just said right
** I do know that
** So whats the beauty
** every 10th line of code written they have to take a shot,
** and hacking supposed to be stealth, so anytime the server detects an intrusion, the candidate responsible has to take a shot.
** I also have a program running that has a pop-up window appear simultaneously on all 5 computers.
** The last candidate to hit the window has to take a shot.
—————–
Pour ma part, y’a rien de choquant, ou alors j’ai du louper un passage.
C’est même très bien, il parle d’un accès « root » sur un serveur web codé en python et dont les communications sont uniquement en SSL, et ils doivent capturer ces infos. Rien de choquant (hormis peut-être qu’il faudra décrypter le flux, mais ils le disent pas donc rien de faux)
Il parle d’un emulateur d’un firewall PIX. Ce qui existe.
Après pour leur hack, ils doivent produire du code (soit du hack classique genre, en shell+outils; soit des progs homemade pour faire quelques trucs, genre des buffer overflow, etc…)
Donc les mecs tapent 10 lignes, ils se prennent un shoot
Pour compliquer le truc, sur le serveur, y’a un IDS (intrusion detection system) qui détecte les probables tentatives de hack. Genre on peut imaginer un process kernel ou userspace qui détecte les buffer-overflow, ou les process qui font des trucs inhabituels (ca existe)
S’il se fait pécho: hop un shoot !
Puis après sur les 4 ordinateurs, il a mis en background un programme qui balance une fenêtre à la con, le dernier qui clique doit prendre un shoot.
Rien ne me choque, en version anglaise … la version française, si elle est confirmé (genre c’est pas une version tipiak mal traduite), c’est juste énorme car le « port graphique », ca me fait rire :)
Si je me souviens, ta question était: c’est quoi le défi ? Tout simplement hacker un serveur web sans se faire détecter. Le premier qui arrive en moins de code possible, il gagne (moins de code = moins de shoot = plus lucide)
J’ai bien répondu ? :p
En effet, la version english est plus crédible. Dans la VF, l’acteur parlait trop vite.
ça doit être un truc propre aux doubleurs français, ils pensent ce qu’ils sont censés lire dés que c’est un poil technique. :)
C’est pour cela que j’essaye au plus possible de voir des versions originales :)
Pour les sub/dub, c’est une combi de plusieurs problèmes:
– les traducteurs ne connaissent pas forcément le contexte (ca dépend des budgets)
– les traducteurs ne connaissent pas le sujet (ca arrive souvent que ce ne soit pas des gens calés dans le domaine affiché dans le film)
– les traducteurs essayent de trouver des mots français pouvant être compatible avec les mouvements de lèvre.
– les jeux de mots peuvent parfois ne pas être traduisible.
Du côté des doubleurs:
– les traductions opérées, parfois, gardent des mots anglais (mots, noms, prénoms, intonations, etc…) parce que faut pas traduire (pour des raisons diverses), les doubleurs les prononcent à la française (attention, pas à la française genre sans accents et tout, mais lise le mot comme-ci il le découvrait, j’ai pas d’exemple là … un exemple un peu tirer par les cheveux:
pain => pain
En anglais, tu prononces « peigne »
En français, bah « pin »
Les deux ne veulent pas dire la même chose.
Et bien imagines qu’un traducteur doit dire « peigne » et dise « pin », bah c’est un peu la même chose.
sauf que je te parle de la version française doublée, l’extrait du sous-titre que copié-collé ici est identique à la version version FR « jouée ».
Enfin, on ne va pas tergiverser 10ans non plus :)
Ce film est sympathique.
*rien capté*
Si tu me dis que ce passage: « ensuite intercepter tout le traffic transitoire sur les ports graphiques » est pareil en VF qu’en VO-ST, y’a bien un soucis, non ?
Bien, c’est ce que je dis. :)