Le petit journal du pr0n: l'esclave des amazones numériques (et de marc dorcel..)
Le petit journal du pr0n
Informations et actualités cinématographiques
Les avant-séances au cinéma
Souvent, l'avant-séance au cinéma est la période où l'humeur passe d'un extrême à l'autre, ceci en très peu de temps. Elle est l'occasion d'attention plus ou moins particulière, partagé entre l'envie de voir les derniers bandes-annonces, de profiter des 4 minutes de publicités pour aller - au hasard des occasions - remplir sa besace à pop-corn, farcir son seau à bière coca light (sans alcool), soit de lever la patte aux petits-coins ou bien tout simplement elles servent de chambre de compensation pour les plus retardataires (ne faites pas les innocents, on vous a vu, vous (..)
2010
23:10
Les avant-séances au cinéma

Souvent, l’avant-séance au cinéma est la période où l’humeur passe d’un extrême à l’autre, ceci en très peu de temps.

Elle est l’occasion d’attention plus ou moins particulière, partagé entre l’envie de voir les derniers bandes-annonces, de profiter des 4 minutes de publicités pour aller – au hasard des occasions – remplir sa besace à pop-corn, farcir son seau à bière coca light (sans alcool), soit de lever la patte aux petits-coins ou bien tout simplement elles servent de chambre de compensation pour les plus retardataires (ne faites pas les innocents, on vous a vu, vous êtes cernés).

Cet avant-séance – parfois longue (*kh0f*) – est une période bien câblée et bien scénarisée.

Mise à poil d’une avant-séance

Ceci représente une avant-séance dans l’un des 4 gros circuits de salles de cinéma

L’avant-séance a une durée de 20 à 25 minutes en général, cela dépend de certaines conditions, souvent financières.

Elles sont subdivisées en plusieurs blocs:

  • Le bloc confiseries (~2 minutes)

    Ce bloc est souvent zappé par les spectateurs, elle ne dure que 2 minutes maximum. Elle comporte 2, 3 voire 4 publicités de quelques secondes directement liées au cinéma où vous vous trouvez.

    C’est le bloc qui présente les promotions des cochonn bonbons et gâteaux présents dans le complexe.

  • Le bloc trailers (~6 minutes)

    Ce bloc est celui où sont diffusés les bandes-annonces des prochains films.

    Suivant le type d’exploitation, elles sont définies par le personnel de l’exploitation ou par la direction (le groupe). Ce bloc est souvent l’occasion de diffusion de bandes-annonces de films pouvant ne jamais être diffusés dans le circuit (voire jamais diffusés tout simplement).

    C’est une séquence qui est purement gratuite pour le distributeur voulant diffuser la bande-annonce d’un de ses films. Il est aussi souvent l’occasion de coups de téléphones intempestifs de ce dernier à la personne chargée de la sélection des trailers en interne. « Vous avez passé mon trailer ? ah non… zut alors… »

  • Le bloc publicités internes (~1 minute)

    Ce bloc présente les publicités pour le groupe ou le circuit en question. Par exemple, les réductions de place, les cartes diverses, etc…

  • Le bloc Régie Publicitaire (~13 minutes)

    C’est certainement le bloc le plus détesté et le plus connu: celui de la régie publicitaire.

    Vous le connaissez très certainement. Elle démarre généralement par l’annonce du nom de la régie en question. Au choix, vous avez soit le magnifique (avouons-le) feu d’artifice de ScreenVision ou bien le petit mineur de MediaVision (oui, oui, le même, ce petit relou qui vous balance sa serpe bien aiguisée… tiens, il faudrait la mettre en 3D celle-là… *idée*).. (Je ne mentionne que les 2 plus connus, il en existe une multitude)

    Notez que ce bloc comporte des publicités et des bandes-annonces. (évitons que les gens disparaissent trop rapidement)

  • Le bloc « En attente » (0 à 30 secondes)

    C’est le bloc le plus court, rien n’est affiché à l’écran. Il sert surtout de bloc intermédiaire entre les précédents blocs et le film.

  • Le bloc bandes-annonces spéciales (~3 minutes)

    Ce bloc est très particulier, car il n’existe qu’en certaines occasions. (quoique, cela commence a être de plus en plus fréquent). Ce sont des bandes-annonces qui sont diffusées exclusivement dans le noir et juste avant le début de la projection du film. Ces bandes-annonces sont payées très chers par les distributeurs afin d’être diffusés à ce moment-là. Prenez-ceci comme une sorte de club VIP. C’est durant cette période que les gens sont le plus réceptifs car ils s’attendent a voir le film: surprise! c’est encore de la publicité.

  • Le bloc feature/film (long métrage: > 61 minutes)

    Bah le film quoi ….



Sachez qu’après minuit, l’avant-séance n’existe plus (tout du moins dans ce réseau-ci) et le film est projeté directement.

Gaffe aux retardataires donc

2010
10:10
2ème journée des Rencontres Cinématographiques de Dijon

La nuit a été rude, obligé de partir tard et d’arriver tôt, les débats débutaient dès 9h30 ce samedi.

Ce matin, nous avions le droit au débat sur les enjeux du cinéma numérique. Un sujet très intéressant.

La modification du paysage cinématographique par le biais du cinéma numérique chamboule pas mal les habitudes de toute la filière. Les laboratoires se positionnent, la distribution change ses habitudes (bobine 35mm versus disque dur ou réseau), l’exploitation s’adapte, et le spectateur ne voit pas la différence (ce qui est finalement dommage).

Le débat commence donc avec les contenus alternatifs.

Jean-Pierre DECRETTE, Directeur du développement France d’Europalaces (Gaumont-Pathé pour les intimes) évoque ses programmations d’Opéra en live. La multitude de nouvelles oeuvres est devenue – étrangement – un problème pour la filière. Les exploitants ne savent plus quoi programmer et les distributeurs – qui ont trop d’oeuvres – ne savent plus où les placer.

Ainsi, un des intervenants a eu cette constatation simple mais révélatrice: « On ne déprogramme pas [une oeuvre] on ne la programme pas, ce qui est une énorme nuance »

Selon Vincent GRIMOND, Président de Wild Bunch Distribution, l’un des distributeurs présents et aussi présent dans la production (Largo Winch), il y a trop de film présent sur le marché, et malheureusement pas assez d’écran pour tous. Il arrive donc que – par moment – cela soit « la foire à l’empoigne, même avec des gens que nous connaissons depuis des années »

Pierre Jolivet, président de l’ARP évoque plus de 200 films présent chaque année sur le marché. En moyenne 17 films sortent par semaine en France:

Comment il peut avoir du désir sur une dizaine de film; si on en fait moins, y’aurait moins de cadavre. Le cinéma américain nous exporte énormement de film

Pour ce manque de place en salle, Wildbunch a testé la VOD des films non-projetés (le surplus en gros):

4 millions de dollars de VOD, c’était un succès; on a essayé avec d’autres, c’était un peu moins

Et d’évoquer un problème très présent avec les exploitants: quand un distributeur s’essaye à un modèle de diffusion alternatif: les exploitants n’aiment vraiment et le font savoir: « On s’est fait allumer par les exploitants ». Mais ce dernier propose plus de flexibilité, car au final « personne ne va mettre en danger la fenêtre de canal+ » et qu’il existe d’autres voies pour la diffusion. Applaudissement dans la salle, à mon grand étonnement.

Mais tous semble être d’accord sur un principe: La salle de cinéma ne doit pas devenir un écran de télévision géant.


Comme je le disais au début, les spectateurs – en règle général – ne voient pas la différence entre du 35mm (le premier jour) et du numérique.

Richard PATRY, co-président de la fédération nationale des cinémas français (FNCF) semble être du même avis. Pour la majorité des gens, le numérique et la qualité n’ont que peu d’importance, le spectateur vient voir une oeuvre avant tout. Ce qui est, me semble, une bonne chose.

Pour la FNCF, le numérique ne va pas amener plus de spectateurs.

En discutant avec une projectionniste récemment, c’est une constatation: un projecteur 35mm ou numérique mal réglé, une projection bancale – dans une certaine limite – le spectateur ne voit pas les défauts.

Comme je l’imaginais, on en vient assez rapidement sur les fonds de soutien et les tiers investisseurs. Je ne m’étonne pas d’entendre que les tiers investisseurs sont des dangers pour le cinéma. Que les distributeurs vont devoir payer jusqu’à « la mort » ce passage au numérique. Wildbunch précise qu’ils vérifieront l’argent utilisé pour le passage au numérique.

On va vérifier qu’on va pas payer pour des choses dont on a pas la jouissance

Cette crainte du tiers est aussi évoqué par Olivier WOTLING, Directeur du Cinéma du CNC

Le premier risque, c’est le levier d’un placement du film suivant le financement pour l’équipement numérique

Traduit en langage profane: l’ensemble des acteurs ont peur que plus la part de contribution (VPF) est grande, plus certains types de films seront projetés dans les salles de cinéma. Autrement dit, les tiers investisseurs et/ou les distributeurs peuvent se mettre d’accord pour pousser tel ou tels films suivant le montant du VPF accordé aux premiers.

Le CNC évoquera par ailleurs une aide pour les masters numériques et pour la post-production 3D. Dont le financement – si j’ai bien tout compris – sera effectué à l’aide des films 3D (mais je peux me tromper, je doute que le fond soit si conséquent dans ce cas)


Pour en revenir aux contenus alternatifs, ces derniers ne feront pas exception au financement pour le passage au cinéma numérique. Bizarrement, le CNC est contre ce type de contenu, et c’est notamment pour cela qu’il prévoit de distribuer moins de fond aux cinémas utilisant les contenus alternatifs.

Ainsi le CNC conclu par un cinglant:

Le CNC ne soutiendra pas – avec la TSA – les salles de cinéma, si l’exploitant effectuent des séances alternatives. [...] Les exploitants n’auront pas de TSA lors de programmation hors-films. Les établissements doivent s’engager sur des films européens

Cette conclusion est très intéressante. Les tiers-investisseurs sont mis en porte-à-faux depuis leurs débuts par une crainte de manipulation de la programmation des salles (manipulations qui n’existent pas, au passage). Mais on remarque que le CNC souhaite pousser les exploitants a programmer certains types de contenu, selon le bon vouloir du CNC. Je trouve cela plus que contradictoire.

Le CNC continua sur sa proposition de fond de soutien, qui a été invalidé par le Conseil de la concurrence. C’est ainsi que Jack Ralite, député communiste, largement défavorable aux tiers-investisseurs privés, dénonça la décision du Conseil.

Pour résumer, le conseil de la concurrence a retoqué le CNC car « l’intervention directe du régulateur sectoriel (NDLA: le CNC donc) est de nature à créer d’importantes distorsions de concurrence, voire à éliminer toute concurrence sur le marché du financement du cinéma numérique ».

Traduction: le CNC utiliserait des fonds semi-publics et éradiquerait la concurrence privée qui fait déjà ce travail depuis un moment déjà.

Enfin Jack Ralite évoqua ces derniers comme des poids lourds. Poids lourds de quoi ? nous ne le saurons jamais.

Je remarque qu’en 2 ans, cette crainte ne s’estompe pas. Je pensais que le débat serait uniquement basé sur le constat suivant: « tous contre les tiers ». Mais finalement, quelques personnes tempérèrent tout ceci.

A commencer par quelques exploitants:

Depuis que je travaille avec les tiers, je n’ai jamais eu un seul problème et je n’ai jamais eu de [ mise en avant de films plus que d'autres ]
(Le passage entre crochets, c’est un résumé entre les différents intervenants)

La FNCF vint à l’aide des tiers en évoquant sa propre expérience:

J’ai signé avec un tiers investisseurs et pas de gaité de coeur, vous pouvez me croire. Mais il faut l’avouer, je n’ai pas eu de problème et [..] une facilité pour l’obtention des fonds de soutien. Ce que j’en constate, c’est que non, les tiers ne font pas d’influence.

Que la FNCF le dise enfin en public est un grand pas.

Et Gaumont-Pathé de rajouter alors « Grâce aux tiers, le passage au numérique s’est déroulé rapidement ». Pourtant, ces derniers n’ont jamais fait appel à un tiers pour son passage au numérique. Cette prise de position est donc très importante.

Un des exploitants de conclure par un magnifique

Ymagis [NDLA: un tiers-investisseurs] n’a pas d’influence sur notre programmation

Dernier et rapide sujet, on apprend que Gaumont-Pathé prépare son passage aux projecteurs 4K, malgré un parc en 2K déjà installé et informe que 29% du parc total (Gaumont-Pathé et les autres donc) est déjà passé au numérique. Que le choix des lunettes 3D passive chez eux est principalement pour des raisons de coûts et d’hygiène. La FNCF évoque un déplacement plus facile pour les lunettes actives.



Fin de la matinée, il est l’heure de manger, la conférence de l’après-midi sera moins intéressante… ou peut-être pas…


Début d’après-midi, il fait beau, il fait chaud et nous remarquons que les conférences se vident de plus en plus. Même les derniers bloggueurs/twitters désertent.

Pourtant, cette conférence, menée par Pascal Rogard de la SACD, va être plus ou moins intéressante, vu les perles qui vont y sortir. La conférence se nomme « Quel renouveau pour les politiques ». Tout un programme.

On y apprend par le biais de David Kessler, socialiste et conseiller à la culture à la mairie de Paris, que la gauche souhaite supprimer loi HADOPI dès que possible. Flottement dans le public … Puis ce dernier se ravise « La gauche comme la droite divisé pour la loi HADOPI » et enfin « c’est pas une priorité [pour le parti socialiste]« . Et de conclure (avant de se faire lyncher) « On se retrouve dans quelques années pour faire un bilan sur cette loi »

On a donc une position ambiguë entre David Kessler et Christian Paul, député socialiste présent durant les débats de la loi HADOPI.

Rapidement le débat se précise sur les gros méchants: les fournisseurs d’accès à Internet. Pour la plupart des intervenants, ces derniers ont tout fait pour remplir leurs tuyaux avec du contenu piraté. Pour eux, cela ne fait aucun doute, les fournisseurs devront payer; Et ce sont eux qui seront les principaux financiers pour le cinéma dans le futur.

Bizaremment, Pascal Rogard a modéré ces idées de financement par le fait que les jeunes à la tribune sont présent en nombre (je suppose qu’il évoque Dailymotion, myskreen, etc..) et qu’il ne faudrait pas que les anciens (sic) les regardent essentiellement comme des financiers futurs.

Et il ne faudra pas compter non plus sur le secteur public. David Kessler tente une danse subtile pour faire comprendre à l’assemblée que les deniers publics seront utilisés pour des choses plus importants que la fabrication de film. Le réalisateur Bertrand Tavernier le regarde avec un drôle d’air.

David Kessler se voit alors contraint de préciser sa pensée. Devant ce charabia de novlangue, lire entre les lignes est compliqué, mais il est relativement facile de comprendre que l’argent public va servir avant tout à des secteurs plus vitaux que le cinéma. Ce que me semble de pur bon sens.

Face à une réalité complexe [..] il faut réfléchir à des priorités culturelles

Traduction: On a plus de sous, lâchez-nous !

Pierre Jolivet, président de l’ARP évoque alors des aspects politiques et lance un frappant « C’est une posture politique, c’est à nous de leur faire prendre cette posture ». Cette phrase est assez rude. Elle semble supposer que le lobbying risque de s’intensifier, au grand dame de la démocratie. J’espère me tromper.

Pour la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), 200 millions d’euros par an sont investis pour la presse écrite. Et que par conséquence, il faut réfléchir à des moyens de financement innovants pour le cinéma. (Ce qui serait pertinent si tous les acteurs ne refusaient pas à chaque fois de jouer le jeu). Et de rajouter un « Le monde de l’immatériel ne doit pas être déréguler« . Un souffle de régularité du net apparaît. Pour cela, toujours selon le DGMIC, le SMAD semble être un texte approprié afin de trouver un point d’équilibre entre financement et neutralité du net. A voir où le curseur va se positionner.

Pascal Rogard rajoute une question sur la table: « Pour l’accès à la culture à tous, est-ce que les nouvelles technologies n’aideraient pas ? ». Pertinent. Mais pratiquement personne n’attrapera cette perche pour évoquer les nouveaux moyens de diffusions.

La partie la plus troublante de ce débat viendra du Maire de Dijon, François Rebsamen, socialiste. Ce dernier nous informe que les collectivités locales dépensent 9 Milliards par an pour la culture. Mais rapidement, celui-ci déborde et rappelle son « ouverture » à la loi HADOPI et n’hésite pas à le dire.

J’étais favorable à la loi hadopi et Christian Paul ne parle qu’en son nom. Il n’y aura pas de suppression de la loi, les propos de Christian paul ne sont qu’électoraliste et jeunisme. Je suis absolument opposé a la proposition de Christian Paul qui est de toute façon minoritaire dans notre région

La salle l’applaudit. Ce n’est guère étonnant.

Ce qui me dérange dans ce que vient de dire ce dernier, c’est qu’ils s’adressent à des convaincus. Autrement dit, François Redsamen fait de la lèche. Et cela se sentait et en devenait gênant. Ces propos envers Christian Paul sont tout aussi électoraliste et purement inadaptés au débat.

Le débat se finira ainsi, malheureusement. Les rencontres de même. Tout le monde est aux petits fours et aux champagnes et dans quelques heures, le train loué pour l’occasion par l’ARP repartira de Dijon pour Paris.

A l’année prochaine. En espérant que les choses changent, que les esprits se seront apaisés. Et que les invitations des représentants d’Allostream et de Megaupload arrivent à bon port :)

De mon point de vue, il existe une véritable séparation entre plusieurs acteurs. Les propos de SFR m’ont rassurés, ceux de Canal+ un peu moins. Certains veulent de vrais changements, comme WildBunch, la FNCF et Gaumont-Pathé (et bien d’autres heureusement). Les discussions que j’ai pu avoir avec l’ARP était très intéressantes et elles m’aideront fortement pour la suite.

La solution est pourtant simple. Mais personne ne semble vouloir l’accepter …

2010
20:10
1ère journée des Rencontres Cinématographiques de Dijon [update]

Voila la première journée des Rencontres Cinématographiques de Dijon.

Rencontre twittée à l’aide du tag #dijon ou le mien #dijon #cinema.

Si je devais résumer les échanges, c’était plutôt vif et intéressant. Les maîtres mots des premiers conférenciers étaient la régulation du net, tout du moins une tentative de sauver un secteur de métier un peu perdu et qui tente de s’accrocher à tout ce qu’il peut (malheureusement).

Je ne leur jetterai pas la pierre, les modifications actuelles des modèles de consommations de produits culturelles ont pas mal changés, tout le monde marche donc à l’aveuglette (accroché à un aveugle).

Au départ, on sent une sorte de « force obscure » où Google et Samsung semblent être dans un traquenard (« it’s a trap effect »): Les deux intervenants étaient pratiquement accusés de tous les problèmes liés aux piratages.

La deuxième partie du débat était sur les exclusivités.

Comme je l’avais annoncé, Canal+ était pour. Mais pour l’instant des personnes dans la salle, la réponse laissait fortement supposé que Canal+ était favorable mais que pour lui même. Ce qui a généré quelques réflexions twitteresques de personnes présentes dans la salle.

On ne manquera pas d’ajouter que la chronologie des médias est très importante aussi pour eux, au point qu’elle créée de la valeur à l’œuvre (la rareté dans une œuvre « matériel », je veux bien, dans l’ « immatériel », j’ai plus de doute). La phrase est contrebalancée sur le fait qu’une œuvre trop protégée perd aussi de la valeur, l’honneur est presque sauf.

A priori, dixit toujours Canal+, les coûts de production augmentent, ce qui influence considérablement sa diffusion pour le grand public.

Bizarrement, personne n’évoquera le fait que les pirates, eux, n’ont pas de chronologie des médias, et qu’un film pirate sort sur Internet en même temps qu’en salle… voire plus tôt.

Nous avons eu le droit aussi à l’intervention d’Alain Rocca, PDG d’UniversCiné (site de VOD cinéma indépendant).

On fait de 30.000 à 40.000 ventes par mois, même avec des films roumains non sous-titrés

Ca donne de l’espoir dans la VOD alors :)

Cependant, je dois avouer être assez dubitatif sur Alain Rocca: Il est pour l’exclusivité et pour les MG (enfin je crois, c’était dur parfois de le suivre). Bizarre pour une personne qui doit justement payer des MG afin d’acquérir un catalogue (d’oeuvres cinématographiques).

Pascal Rogard, de la SACD, en a profité pour le tacler par le biais de twitter avec un magnifique: « Alain Rocca et un grand merci au CNC et au MAE qui subventionnent. ».

Je vais terminer sur UniversCiné en citant Alain Rocca lui-même:

J’ai cru qu’on pouvait faire avec les FAI comme on a fait avec Canal+. Mais ce n’est pas possible, en revanche, on peut faire autrement. J’ai d’ailleurs trouvé la bonne solution avec Free, c’est amusant, c’est le mauvaise élève, alors qu’avec Neuf, on en restait à des histoires de corner

Ce qui me dérange avec ces positionnements pour l’exclusivité, c’est qu’on oublie très rapidement que l’exclusivité pour nous-même est toujours bénéfique, mais quand c’est le concurrent qui possède celle d’une grande partie de catalogue, cela devient plus dramatique. J’attends (en cauchemar bien entendu) qu’Apple passe des accords d’exclusivités avec les grands studios hollywoodiens.

Comme disait Rodolphe Belmer (Directeur Général du groupe Canal+) à Google la dernière fois: « J’ai un steak dans mon assiette, je le partage pas ». Ce que je trouve réellement très drôle, j’imagine bien la scène entre les deux :)

Dans l’ensemble, les positions de Rodolphe Belmer se tiennent. Canal+ investit énormément dans la production audiovisuelle. Les exclusivités et la chronologie des médias leurs assurent un avenir sur une production où ils ont dû placer énormément d’argent (que ce soit en pré-vente ou bien en finançant le film en amont). Dixit lui-même la sortie en salle, puis en VOD et après sur Canal+ leurs permettent d’avoir plusieurs lignes de revenues.

Enfin, l’excès d’exclusivité est une mauvaise chose, finit par conclure ce dernier. Je ne suis pas parvenu à saisir comment M. Belmer définissait exactement l’excès d’exclusivité. Est-ce la mainmise de plusieurs exclusivités par un seul acteur (exemple du cas Apple ci-dessus) ou bien est-ce l’exclusivité placée dans un coffre fort ou privation de certaines voies de diffusion. A priori, si j’ai bien tout saisi, Rodolphe Belmer, c’est de la dernière dont il s’agit. Il n’est pas favorable à une restriction de la diffusion (par exemple uniquement sur une chaîne payante et rien de plus) car, je le cite, « l’exclusivité, cela veut aussi dire malheureusement exclusion« .

Auprès des diffuseurs, notons la présente de SFR. Ces derniers sont assurément contre l’exclusivité. Dixit eux-même:

Notre offre est une offre d’abondance et non d’exclusivité. Notre objectif: acteur de confiance

Ce qui semble être aux antipodes des positions de Canal+. Petit rappel: SFR et Canal+ appartiennent au même groupe Vivendi Universal.

SFR semble faire un mea-culpa seul: « Les FAI sont prêts à assumer une responsabilité dans le piratage ». A voir si Free est d’accord avec cette conclusion.

Nous pouvons aussi citer Dailymotion, qui, comme chaque année (dixit un convive habitué) sert de punching ball lors des conférences. De ce que j’ai pu comprendre, Dailymotion semble être désigné d’office comme un petit méchant qui souhaite diffuser du contenu des oeuvres librement-gratuitement et se rémunérer grâce à sa régie publicitaire.

Martin Rogard, Directeur des contenus France en 2007 et maintenant Directeur General de Dailymotion, a donc une réponse assez brève et direct:

Nous ne contribuons pas à la production française tout simplement parce que Dailymotion ne fait pas dans la VOD [...] si nous commençons une offre de films sur Dailymotion, il est possible que ce ne soit pas en France. L’environnement légal nous parait trop complexe. Si Dailymotion veut être disruptif, ce ne sera pas en France, car les conditions ne sont pas reunies

Jeu, set et match.

On peut noter donc que pour développer une offre légale, Dailymotion – qui n’est pas un petit et dont le réseau est loin d’être réduit – serait obligé de le faire dans un autre pays. C’est particulièrement inquiétant.

On peut regretter que l’ensemble des protagonistes est une très mauvaise image d’Internet, surtout de nombreux créateurs présent. Et ne parlons pas de l’image des FAI qui sont considérés comme des pilleurs d’œuvres.

Ainsi, Frédéric Sitterlé, PDG de MySkreen, tentait de faire comprendre à tous que si les choses continuaient de la sorte, c’était les pirates qui feraient le boulot de tous ici présent.

L’exclusivité n’existe plus, l’utilisateur veut le voir, et si ce n’est pas vous, ce sont les pirates qui le feront

J’ai trouvé cela très pertinent et courageux d’oser le dire devant les invités de l’ARP

En parlant de Frédéric justement: Je crois que le plus drôle dans le monde du numérique, c’est de constater que certains protagonistes ou associés répondaient ou commentaient l’ensemble sur Twitter. Ainsi Frédéric Sitterlé me répondait amicalement depuis la scène à ma petite touche humoristique twitterienne sur le fait que MySkreen ressemblait à un Kelkoo. « Oui, mais pas que :) »

De même, Manuel Alduy (Dir. acquisitions cinéma français du groupe CANAL+) me confirmait que les studios US n’attendaient que la suppression ou des exceptions de la chronologie des médias et « et qu’on gérera très mal le contournement étranger ».

Dans un monde globalisé, le zonage (territorialisation, ou zone géographique de diffusion) devient de plus en plus difficile. Un contenu à l’autre bout de la planète est rapidement disponible sur le territoire français (ou inversement).

En conclusion de ce débat, Martin Rogard (DM) a eu ce twit amusant:

Conclusion du débat : on ne change rien, chacun reste chez soi

La suite de la soirée se passait au lieu dit « Le Palais des Ducs », que je ne connaissais pas, et qui « déchire bien sa maman » (désolé). Accueilli par la police, je dois avouer avoir mal compris la dualité entre les problèmes évoqués dans la journée et le fait de manger dans un endroit aussi prestigieux.

Durant la soirée, une grande discussion a démarré entre l’ARP et moi-même sur les problèmes actuelles de distribution, de piratage, de financement, de loi HADOPI, etc… Une discussion franche et qui m’a apporté beaucoup de réponse sur la vision qu’ont les ayant-droits sur les situations actuelles.

Pour détendre l’atmosphère, j’ai lancé le défi Rogard: « Pas cap que Martin chante la danse des canards ». Celui-ci a répondu présent par un laconique: « ok dans moins de deux heures à l’hôtel particulier« . Malheureusement, nous n’aurons jamais eu le droit à cette magnifique chanson.

Fin de soirée, tout le monde rentre… Moi y compris. Demain, c’est la deuxième journée des rencontres et elle portera sur le cinéma numérique. Grand thème très intéressant ou j’imaginais déjà les débats à base de « le numérique c’est mal mais on est obligé d’y passer », « les tiers-investisseurs ce sont des méchants », « le CNC c’est trop notre copain »… et bien j’étais pas loin :)




Note:
La suite des journéees, c’est pour bientôt, le temps de compiler les discussions et d’écrire l’article.

Note (d’humour):
Frédéric Sitterlé, PDG-fondateur de mySkreen, a proposé à l’assemblée d’inviter l’année prochaine les gens d’Allostream et de Megaupload. Je sens déjà les gros titres de l’AFP :)

Note:
A priori, jeudi soir, c’était la soirée Canal+ à Dijon et c’était « à la Canal » (traduction: Tout le monde devait être déchiré :)

2010
23:10
TMG: Thierry Lhermitte détient moins de 3% du capital

Récemment, je suis tombé sur l’article de numerama. Le sujet de ce dernier était sur le passage de l’acteur Thierry Lhermitte dans l’émission « C à vous » du 15 octobre 2010.

Ce dernier revenait rapidement sur l’affaire de la loi « Création et Internet », surnommé HADOPI et notamment son implication dans la société Trident Media Guard, alias TMG.

Pour rappel des faits, TMG est la société censée repérer les gens téléchargeant illégalement sur Internet et de collecter un ensemble d’informations afin de les fournir à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI). Société privée, dont Thierry Lhermitte possède depuis 2009 des parts.

L’un des chroniqueurs s’essaye à une question pertinente: « Mais vous avez investi dans une boite, non ? »

Thierry Lhermitte s’explique et signale qu’il n’est qu’un minuscule actionnaire et ne possède qu’un siège au sein du conseil d’administration de la société TMG.

Numerama expose ainsi le montant du capital investi dans la société:

Sans le préciser, il fait référence à l’investissement en capital de 50 000 euros réalisé par l’acteur dans la société nantaise Trident Media Guard (TMG), chargée par les ayants droit de collecter les adresses IP transmises ensuite à l’Hadopi. Ce qui fait de lui le principal actionnaire privé.

En 2009, les BigBrothers Awars s’illustraient par un communiqué de la sorte:

Le plus extraordinaire : la boite TMG qui faisait déjà un CA d’environ 1M€ en 2007 (source societe.com) offre 50% du capital à Thierry Lhermitte pour “seulement” 50k€ en juin 2009, puis gagne l’appel d’offre le 25/01/2010. Etrange qu’une société a priori sur un marché ultra porteur se brade ainsi…

Pour numerama, Thierry Lhermitte est l’actionnaire principal de la société; Pour BigBrothers Awards, il détient 50% de la société.

Connaissant Numerama et ses quelques erreurs [1][2], je suis encore plus vigilant sur les chiffres et les affirmations avancées par ce dernier.

En allant sur societe.com, nous remarquons que le capital actuel de TMG est de 103.961 euros.

Effectivement, si on prend les 50.000 euros investis par M. Lhermitte et le nouveau montant du capital, nous sommes en droit de supposer que ce dernier possède pas loin de 50% de la société.

Mais ce n’est pas aussi simple.

En effet, la gestion d’une boite est un peu plus complexe que cela. Et il ne suffit pas de prendre le capital d’une société, de mélanger les apports d’investisseurs externes pour en déterminer … tout un tas de trucs mélangeant allègrement les choux et les carottes.

En voulant acheter des dossiers sur societe.com, j’ai profité de l’occasion pour rajouter ceux de Trident Media Guard et d’analyser les procès verbaux des assemblées générales.

Analysons donc ensemble:

Tout d’abord, la société Trident Media Guard est une SARL (société à responsabilité limitée) en date du 2 avril 2002, puis elle a été transformée en société anonyme (SA) gérée par une administration en 2005.

La société a pour objet :

  • La réalisation de prestations de services et création de logiciels dans les domaines des nouvelles technologies de l’information et de la communication, du développement multimédia et de la sécurité des réseaux informations
  • Et des opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières se rapportant directement ou indirectement à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter l’extension ou le développement

En bref, c’est une société produisant des services classiques liés à l’informatique.

En 2002, le capital de la société est de 7.700 euros correspondant à 100 parts (donc la valeur nominale d’une action était de 77 euros). Par la suite, entre 2004 et 2007, plusieurs augmentations de capital se succèdent.

Pour résumer, à la fin des différentes procédures, le nouveau capital est de 101.211 euros (divisés en 184.020 actions d’une valeur nominale de 0.55 €. Une action = 0.55 € si vous préférez: 184.020*0.55=101.211).

En 2009, un nouvel investisseur arrive: Thierry Lhermitte.

Celui-ci dépose sur la table 50.000 €.

La société décide d’ajouter au capital social, uniquement la somme de 2.750 € et d’émettre 5.000 nouvelles actions (5.000 actions * 0.55 € l’action = 2.750 € de capital) afin de faire rentrer le nouvel investisseur dans le capital de la société.

Ainsi, ce dernier est passé de 101.211 € à 103.961 € (101.211 € d’origine + 2.750 € de Thierry Lhermitte); Et les actions émises passent de 184.020 à 189.020 actions.

Thierry Lhermitte possède donc 5.000 actions de la société (total actions:189.020; capital:103.961€).

Suivant un rapide et simplisme calcul, nous pouvons déterminer la part sociale de Thierry Lhermite dans la société Trident Media Guard:

Nomination Nombre d’actions %
TMG 189.020 100
Thierry Lhermitte 5.000 2,645

Comme on le voit, Thierry Lhermitte détient donc bien une infime partie de Trident Media Guard: 2.645%

A ce niveau-là, vous me rétorquerez: Mais où se trouve le reste des 50.000 € si le capital n’a augmenté que de 2.750 € ?

En fait, c’est une procédure comptable un peu particulière.

Si vous vous souvenez bien, la valeur nominale d’une action TMG en 2009 est de 0.55€; Si un investisseur dépose, imaginons, 50.000 euros dans 101.211 euros de capital, il détiendrait alors directement 49,40% de la société.

Si vous êtes fondateur, vous n’aimeriez pas perdre une partie de votre société par le biais d’un nouvel investisseur.

Il existe donc une procédure relativement simple, celle d’émettre des actions avec des primes d’émissions.

Je vais essayer d’expliquer cela relativement simplement, sachant que je ne suis pas juriste, ni avocat donc vous m’excuserez par avance des petites bourdes.

La société TMG décide – pour faire rentrer Thierry Lhermitte au capital – d’émettre 5.000 nouvelles actions au prix de 10€ l’unité, mais subdivisées de la sorte:

  • 0.55 euro de valeur nominale (la valeur d’origine d’une action TMG donc)
  • 9,45 d’euros de prime d’émissions

Les primes d’émissions – qui se montent à 47.250 euros pour le nouvel investisseur – sont directement déposées dans le compte courant de la société.

Attention, il a une différence entre compte courant et compte courant d’associé:

Pour le premier type (celui utilisé par TMG), si Thierry Lhermitte souhaite récupérer ses 47.250 euros provenant du compte courant, il devra vendre ses parts de la société.

Pour le deuxième type (compte courant d’associé), l’associé peut récupérer à n’importe quel moment ses fonds. L’entreprise à une dette envers l’associé qui devient alors créancier pour ce prêt de liquidités à la société. L’associé est alors une sorte de banque privée pour la société à laquelle il accord un prêt de trésorerie.

Le compte courant sert un peu à tout: à payer les salaires, les meubles, les ordinateurs, l’alcool et les prostitués (si besoin et dans la limite des stocks disponibles).

Comme je vous disais, je ne suis pas expert comptable et ni juridique, il se peut donc que je me trompe. Cependant, au vu des procès-verbaux enregistrés par la société Trident Media Guard, nous constatons que Thierry Lhermitte possède moins de 3% de la société. Ce qui le positionne effectivement comme actionnaire minoritaire de cette dernière.

J’espère me tromper, car sinon il serait relativement dommage que les BigBrothers Awards et le site Numerama effectuent une petite propagande qui me laisserait un goût amer dans la bouche…


PS: Notez cependant qu’il peut exister un pacte d’associé au sein de l’entreprise et qui n’est pas obligatoirement publié. Mais je doute que le pacte intègre une clause donnant plus de 40% de la société à M. Lhermitte…

PS: Merci à Thomas pour la relecture.

2010
16:10
Le studio MGM au bord du gouffre (ou déjà dedans…)

Le studio américain MGM est encore au bord du gouffre. Croulant sous les dettes, près de 4 milliards de dollars, la MGM souhaiterait convaincre ses actionnaires d’anticiper la procédure d’un dépôt de bilan en présentant très tôt le dossier devant les tribunaux.

Le plan de restructuration prévoit alors qu’une partie de la dette soit transformée en capital. Les créanciers ont jusqu’au 22 octobre pour se décider et placer ainsi la MGM sous protection du Chapter 11 de la loi américaine sur les faillites.

La MGM a connu ses dernières années une histoire plutôt agitée. Ce studio représente certainement l’une des erreurs majeures à Hollywood.

Pourvu d’un catalogue d’une grande richesse, ses propriétaires ont été trop longtemps persuadés qu’il suffisait de l’exploiter sans le renouveler sur les réseaux. Une erreur qui se paie encore aujourd’hui.

source: ElectronLibre

Le studio MGM est une grande institution, c’est quand même dans ce groupe qu’a été produit des films comme Terminator, Robocop, Total Recall… bref tous les gros films bien bourrin des années 80. Elle est aussi l’une des plus grosses productions mondiales avec plus de 4000 contenus dans son catalogue dont notamment des James Bond et le futur Bilbo The Hobbit de Peter Jackson.

Que le studio américain MGM en faillite, ce n’est pas une première, ce dernier a des problèmes financiers tous les 10 ans environ.

Cependant, celui-ci avait réussi à revenir dans la course notamment en se basant sur l’évolution du marché de la production: allant du cinéma vers les séries.

Les séries à grosses productions apparaissent depuis une dizaine d’années. L’un des premiers a avoir fait le pas de la série avec beaucoup de budget – et au passage annoncer ouvertement que le retour sur investissement rapide était bien plus grand avec les séries – n’était autre que James Cameron, avec Dark Angel.

En (em)boitant le pas, la MGM avait décidé de forcer un peu plus le passage aux séries à fortes valeurs, C’est ainsi qu’elle se mettra a produire des séries comme Stargate et ses spinoffs (Atlantis et Universe), ou encore Dead Like Me, The Addams Family, The Mask, Poltergeist, Robocop, The Twilight Zone, etc…

Il faut savoir que la MGM, grand studio américain, a été pendant un temps une entreprise pratiquement française, voire européenne. En effet, dans les années 90, le groupe Pathé avait fait une main-mise sur le studio à l’aide du Crédit Lyonnais. Cependant, les deux groupes n’arriveront pas à la faire sortir de sa torpeur et décidera de la désassembler et de la vendre morceau par morceau. C’est en 96 que le Crédit Lyonnais prendra la décision de s’en séparer définitivement en la revendant à un homme d’affaires américain. Depuis, c’est Sony Corporation of America (SCOA) qui en est le détenteur.

Récemment, le studio Lionsgate (tiens, le logo de MGM ne serait pas un lion ?) a proposé une offre de fusion avec la MGM. Lionsgate a produit pas mal de films et de séries comme American Psycho, Dogma, la série des Saw, Fahreinheit 9/11 ou plus récemment The Expendables, Mad Men (la série), Weeds (idem), Nurse Jackie (idem), les films Conan (en post-production actuellement), Kane & Lynch (production), Kiss & Kill, John Rambo, 3h10 pour Yuma, …

Un rapprochement des deux seraient probablement une bonne chose …

2010
01:10
Statistiques du cinéma – septembre 2010
  • 150 millions d’entrées en salles de janvier au 30 septembre 2010 [+5,5%]
  • Un peu plus de 5400 écrans en France
  • 1700 communes équipées d’au moins une salle de cinéma en activité
  • A Paris, environ 380 écrans
  • Toujours à Paris, une 30ène de salles d’Art et Essai
  • Les 150 multiplexes réalisent un peu de plus de 50% des entrées
  • (désolé, je fais vite)

    2010
    19:10
    Dijon, Dijon, 10 minutes d’arrêt… *tchitcha*

    La semaine prochaine, ce sont les Rencontres cinématographiques de Dijon, organisé par l’ARP du 21 au 23 octobre 2010.

    Haut lieu de la débauche et des petits fours, Les Rencontres Cinématographiques, c’est le point de rencontre de tous les acteurs économiques et politiques de la planète cinéma (entendez par là: y’a que des lobbys)

    Vous me connaissez, j’aime m’inviter à ce genre de rencontre où on peut y découvrir parfois des petites pépites d’intelligences (sans sarcasmes… pour une fois), mais aussi le pendant contraire (là aussi, sans sarcasmes, malheureusement).

    Cette année, les sujets sont juste énormes et méritent des points Golden-Glawoui:



    J’y serais, présent les deux jours, peut-être que je disparaîtrais le samedi midi.

    Pour l’occasion, je pense utiliser mon compte Twitter (oui oui, j’en ai un, enfin… je l’utilise une fois tous les 8 mois, et encore, en me forçant), parce que faire un compte rendu ici et en live, ca risque d’être chaud et en plus par mobile…

    Liens connexes

  • GazetteInfo: Quand la culture devient politique, Interview de Pierre Jolivet (ARP)
  • Dijon, les rencontres cinématographiques


  • Note[1]:
    Le UK Council est le pendant English du CNC…enfin pas tout à fait, il est là pour promouvoir le film UK, mais le plus drôle, c’est que le UK Film Council a été officiellement supprimé par le gouvernement anglais actuel. Mais probablement que le monsieur en question vient en tant que représentant d’Arts-Alliance ;-)

    2010
    05:10
    Incohérence Story

    Cela me travaille depuis quelques années déjà, mais en regardant un film cette nuit, j’ai décidé d’enfin passer le pas: Voici la création de la catégorie Incohérence.

    Depuis des années, regardant des films, je suis submergé par certaines incohérences, parfois visibles, d’autres plus subtiles. A chaque fois, je me dis que je noterais ces cohérences. Mais comme tout, le film terminé, j’oublie et je passe à d’autres activités plus lucratives.

    Je me suis longuement interrogé sur les incohérences et les défauts constatés dans les films, me disant pardois « Mais comment ont-ils fait pour ne pas le voir ? », surtout quand on est monteur: on est obligé de voir la scène des dizaines ou des centaines de fois.

    L’étalonneur, avec qui je travaille par moment, m’a avoué ceci:

    « On voit les défauts, mais retourner la scène ou faire un correctif (vfx) demanderait plus d’argent. L’oeil d’un spectateur sera focalisé sur un autre point de l’écran. Pour la plupart des gens, le défaut n’apparaîtra pas. »



    NOTE: Attention, Incohérence n’a pas vocation a répertorier les bloopers et autres problèmes de raccord, non, c’est plus au niveau du scénario (avec des grumeaux d’imagerie, cela peut arriver…).

    NOTE: Vous comprendrez l’image d’entête bientôt.

    2010
    02:10
    [ViteFait] Le HDR vu par un Chef-Op #cinéma
    2010
    01:10
    [ViteFait] Duke Nukem, la sainte parole.


    Voici l’apparition de la section « vite-fait », des petits posts sans fioriture qui présenteront généralement des sites que j’ai pu croiser sur le le net. Pour l’inauguration, un jeu culte apparu dans les années 90:

    Duke Nukem : révisons ensemble ses one-liners – What the…? – Le Blog de RaHaN – GAMEBLOG.fr.

    Une chouette époque… AAAAAHHH THAT’S BETTER !

    Note:
    Peut-être que les « vite-fait » auront leur propre template.

    Allons dans le passé Revenons dans le futur