Les récentes déclarations d’Eric Schmidt (PDG de Google) sur la vie privée m’ont rappelé certaines discussions cette dernière.
Je ne sais pas pour vous, mais de nombreuses fois, j’ai pu entendre, que ce soit pour l’analyse de nos recherches, l’installation de caméra de surveillance et autres joyeusetés, ces phrases:
Si vous n’avez rien a cacher, alors vous n’avez pas besoin de vous inquiéter de [cela]
ou encore :
Si vous êtes honnête, vous n’avez donc rien à cacher…
Ce qui donne un aspect de suspicion pour la personne qui le reçoit: Le contradicteur suppose que la personne, ne souhaitant pas cette intrusion dans sa vie privée, a forcément des choses – et évidemment pas très net – à cacher.
Finalement, pour ce genre de propos absurde, le mieux est de demander à la personne sa position sexuelle favorite. Vous avez 99% de chance que la personne ne vous réponde pas ou bien ceci en faisant sa jeune pucelle effarouchée « En quoi cela vous regarde ? ». Il ne vous reste plus qu’à compléter votre argumentation avec un joli kansetsu-geri dans sa gueule: « J’allais justement vous poser la question [concernant la vidéo/net-surveillance] » ou alors « Vous avez quelque chose à cacher vous aussi ? ».
Envoyer un mail à telle personne, utiliser tels mot-clefs dans un moteur de recherche, de passer dans telles rues ou bien préférer telles positions sexuelles ne représentent en rien un acte illégal, de suspicion ou de honte. Refuser qu’un tiers soit au courant d’un aspect privé de notre vie, sans avoir notre accord, c’est quand même la moindre des choses, non ?
C’était mon post politique du jour.
UPDATE:
Le billet d’humeur de Francois Morel me fait dire oui à la vidéo-surveillance finalement:






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