De très bon matin (enfin, pour moi), j’ai été réveillé sous le doux chant de la loi « Création et Internet ». L’un des rapporteurs de Christine Albanel venait répondre à quelques questions de joyeux lurons de la FM. On va pas s’étonner, la plupart des questions étaient assez bateau et les présentateurs – même sincères – ne connaissaient pas grand chose aux tenants et aboutissants de l’histoire.
Cependant, par moment, des questions venaient et mettaient en déroute le rapporteur, comme celle-ci (non-citation) :
Animateur: « Mais par exemple, les séries à la tv arrivent avec 1 an ou 2 de retard par rapport à leurs sorties »
Animatrice: « Oui, quand on veut voir la suite, on doit attendre »
Et oui: Qu’est-ce-que la loi « Création et Internet » va apporter pour ce cas de figure ?
Et là, la réponse du rapporteur m’a fait – pour fois – bondir hors de mon lit en 1 seconde chrono :
Rapporteur: « Effectivement, c’est pour cela que la chronologie des médias va être changée pour qu’un film qui sort en salle soit disponible – non plus 6 à 7 mois après, mais seulement 3 ou 4 mois »
On appelle cela « une pirouette » dans le jargon: La chronologie des médias ne concernent que les films et non les séries.
Le rapporteur sait (enfin j’espère … sinon on peut parler d’incompétence) que la loi « Création et Internet » ne permettra absolument pas qu’une série soit diffusée plus tôt en France. Cela ne concerne que les accords ayant-droits/diffuseurs locaux. Et non la loi.
Une série qui sort aux États-Unis (par exemple) peut très bien – suivant des accords de diffusions – être disponible en même temps. Certains studios le font. Par exemple, pour le cas de LOST, la diffusion est disponible 24h après en France. Pour d’autres séries, les studios se mettent d’accord avec les différents diffuseurs pour être synchronisés le même jour (cas rare mais déjà vu).
En entendant cela, on se doit de se poser deux questions: Le rapporteur est-il de mauvaise foi ou bien incompétent dans le domaine des droits d’acquisitions ?




