Le petit journal du pr0n: l'esclave des amazones numériques (et de marc dorcel..)
Le petit journal du pr0n
Informations et actualités cinématographiques
Crêve pourriture communiste !
C'est la moustache(..)
2009
23:03
Crêve pourriture communiste !

C’est la moustache
2009
14:03
Ca faisait longtemps, dit-donc !

Effervescente dans le monde de la 3D, du Gaming, de la programmation:

Résumé: Khronos Group sort sa version 3.1 d’OpenGL et la version 1.4 d’OpenGL-Shader (GLSL).

Résumé: Nouveau devkit PS3 moins cher (1.700 euros) avec «un outil de compilation au nom de « SNX PPU Toolchain for PlayStation 3″ (SNC) » et « la dernière version du moteur PhyreEngine » et plein d’autres stuffs.

2009
11:03
Le saucisson, c’est bon.

Matin, Métro, Journal.
Belle entrée en matière pour vous parler d’une brève sur le journal du matin.
Un article sur le téléchargement de musique sur Internet dont voici le texte :

Dépeçage d’albums
[NET] Télécharger la chanson d’un artiste pour la «consommer» en déhors de l’album est une pratique qui déçoit de nombreux musiciens. Ces derniers la qualifient même de « saucissonnage ». « Avant, quand on achetait un disque, on écoutant l’album en entier. Je n’aime pas que les gens téléchargent une chanson seule, ça enlève une part du respect mystérieux auquel la musique a droit », souligne l’Américain Fredo Viola, qui vient de sortir son premier album, The Turn. A l’inverse, dans la notion de « concept album », le disque est pris comme un travail de création où chaque morceau s’inscrit dans la construction d’un ensemble cohérent. Le téléchargement à l’unité, favorisé notamment par des plates-formes comme iTunes d’Apple, va à l’encontre de cette philosophie. Reflet d’une époque ou simple évolution des mœurs, il reste que le respect d’un artiste passe avant tout par celui de son œuvre.

DirectMatin, Mercredi 25 Mars, N°437

Vous vous doutez bien que je tilte sur la première partie du texte. Ce qu’on appelle la technique de saucissonnage, comme vous avez dû comprendre du premier coup, est de piocher les musiques qui nous intéressent – artistes et titres mélangés – afin de les réunir sur une seule et même compilation (ou playlist pour les djeunz que nous sommes).

Cette technique existe depuis tout temps. Je suis même quasiment sûr – instant culture – que Joseph II d’Autriche se permettait de couper son walkman personnel – portant le doux nom de Florian Leopold Gassmann – afin de ne sélectionner que les morceaux qui (lui) plaisait.

Cela révèle de quelque chose d’assez naturel: on peut très bien apprécier une peinture, mais pas apprécier – ou être moins réceptif – sur une autre, même s’il s’agit du même auteur/artiste.
Si vous allez au musée du Louvre, on ne vous obligera jamais à aimer toutes les oeuvres, voire les regarder – par respect envers l’artiste.

La technique de saucissonnage est – si je ne m’abuse – un élément naturellement psychologique chez les gens (quoique, est-ce que un élément psychologique ne peut être naturel ?). Sinon nous aimerions tout, tout le monde et tout le temps: Oui, cela à un nom: le pays des bisounours.

Plus sérieusement, je pense que Fredo Viola doit lui aussi préférer certaines musiques de ses artistes préférés et d’autres, non (pourtant sur le même album). Il est assez étrange de constater que cet artiste, qui – normalement – connait les dessous de l’industrie phonographique, puisse prétendre qu’un album d’un artiste donné puisse être écouté (voire « écoutable ») du début jusqu’à la fin.

Il suffit de constater, pour un album lambda, que 10% de la musique est correcte (et encore, si on est chanceux), voire très correcte dans le meilleur des cas. Le reste étant du potable, voire médiocre. Rien que les pubs annonçant en boucle « déjà 2 tubes sur cet album » sont risibles: Un artiste ne doit-il pas sortir un condensé du mieux qu’il puisse produire ? (qui plus est en studio, donc répétable à volonté si besoin).

Ceci dit, je fais le faux candide, ayant déjà travaillé dans la production phonographique, je sais pertinemment qu’un artiste lambda fait 20% de son album avec des musiques réfléchies et maturées; Le reste étant du remplissage. Car dans l’industrie, un album qui ne comporte pas environ 20 pistes, n’est pas un album; Charge à l’artiste de le remplir avec ce qu’il trouve. Et parfois pas que du bon…

La technique du saucissonnage découle de cela et de rien d’autre. Bizarrement, elle découle, elle aussi, d’un excès de l’industrie. Tout comme le téléchargement illégal des œuvres (aucune remise en question sur le business-model, aucune mise à disposition d’une version numérique non bloquée, libertés occultées sur notre copie privée).

Payer un album plus de 20 euros, alors qu’un seul titre est bon, cela fait cher l’album. Même si on apprécie fortement l’artiste. Personnellement, j’achête peu d’album pour cette raison. Je dois bien avoir acheté les yeux fermés: Prodigy – Fat of The Land, Daft Punk – Homework, Pink, Missundaztood, probablement un petit Laurent Garnier qui traine (ses premiers … pas les derniers!). Mais hormis cela, rien. Je préfère la technique du saucissonnage, loin sans faut.

Dire à un artiste que son album n’est pas bon et que l’ensemble de ses titres ne sont pas des chefs d’œuvre est une peuvre de respect. Comme on dit, un ami vous dira toujours quand vous merdez. Ce sont les autres qui vous masqueront la vérité.

Cela fait un lien avec la loi HADOPI: le fossé qui existe entre le client/consommateur/public et l’artiste.

NDA: Merci à Emeline pour les correctifs grammaticaux  ;-)
Allons dans le passé Revenons dans le futur