Envoyé par sieur carxwol, le dernier post de numerama sur le cinéma numérique.
En le lisant, j’ai été à la fois étonné, révolté et mort de rire par tant d’incompétence en un seul post.
L’auteur, un certain « Julien L. » ne s’embarrasse pas de la vérification de l’information, il reprend directement le post original et rajoute sa petite diatribe anti-DRM.
Là où cela devient marrant, c’est que dans le cinéma numérique, il y a bien du chiffrage de contenu, mais aucunement de DRM.
Parler de DRM quand on chiffre un contenu, c’est comme parler de DRM quand vous envoyez un mail chiffré à votre correspondant Iranien: c’est juste un putain de raccourci à la mord-moi-le-noeud.
Je rappelle que les technologies utilisées dans le cinéma numérique sont entièrement libre. Je vous conseille de lire la norme DCI disponible sur ce site. Et vous aussi, vous constaterez que les « méchants DRM utilisés par l’industrie du cinéma numérique » sont générés par OpenSSL … *fear mes amis! fear*
D’un autre côté, cela ne m’étonne guère. Je me souviens d’une discussion il y a bien 2 ans avec un des membres fondateurs de LQDN sur le cinéma numérique, c’était aussi risible (je garde le log sous mon aisselle quand j’ai besoin de rire de nouveau)
Allez, on applaudit bien fort Numerama devant cette petite dernière incompétence:
le système de chiffrement empêchant la bonne projection du film sur les écrans noirs.
C’est bien connu, la lumière se diffuse mieux (réflexion) sur une surface noire … à priori, chez Numerama, on a aussi oublié les cours de physique premières années
Pour lire ce chef-d’oeuvre: Numerama: Lorsque les DRM gachent l’avant première d’avatar en 3D
Note:
Avant que les gens ne me disent « maissssii say des DRM !« : Oui, en effet, dans la documentation officielle DCI, ils emploient le terme de « Digital Rights Management ». Cependant, c’est une utilisation abusive du terme afin de marquer le fait que cela gère les droits d’accès pour le contenu.
Si vous lisez plus en profondeur les spécifications, le contenu est chiffré une première fois avec une clef symétrique, puis cette dernière est chiffré asymétriquement avec le certificat privé du player; On rajoute à cela (et si le laboratoire le fait) une date de début et une date de fin. Le tout géré par des algorithmes publics :
9.7.4 – Protection of Content Keys
The RSA Public Key Cipher (with 2048-bit key) shall be used to protect keys for distribution. This is accomplished by the requirements of the Key Delivery Message.
The above RSA asymmetric protection, AES (with 128-bit keys) or TDES (with 112-bit key) symmetric ciphers, may be used to protect the storage of keys once decrypted from the KDM within a Media Block (e.g., where off-secure-chip memory is used for key caching within a Media Decryptor, for example).
Source: DCI Digital Cinema System Specifications v1.2











