Au détour d’un visionnage d’un épisode de Stargate SG1 (Saison 1, Episode 20: Politics), je suis tombé nez à nez avec un foutage de gueule, limite « scud dans ta gueule » vers un réalisateur bien connu.
Le speech: un homme politique interroge la fine équipe pour savoir si le projet « Porte des étoiles » doit toujours être actif car il coûte cher. Cela part dans des discours entre l’administration US et l’historique US (notamment la guerre froide). L’homme politique avance le fait que les militaires veulent toujours combattre des ennemis invisibles. L’équipe réplique par un « ce sont des ennemis concrets ». Daniel Jackson rajoute qu’ils (les ennemis) sont sur le point d’attaquer en force. A cela, nous avons le droit à un dialogue comme-ci :
HP: « Et bien je crois qu’ils regretteront de s’attaquer à la défense des Etats-Unis »
O’Neil: « Oh! mais c’est pas vrai ! »
Daniel Jackson, sarcastique: « Oui, bien sûr, il suffira simplement d’infiltrer un virus dans leur vaisseau spatial »
Pour les quelques connaisseurs, cette phrase n’est pas anodine. Elle est une référence à Independance Day, un film où les deux héros (Will Smith et Jeff Goldblum) arrivent à détruire les défenses extra-terrestres … avec un virus pondu sur un macintosh (du grand art). Là où cela devient marrant, c’est que le réalisateur d’Independance Day n’est autre que Roland Emmerich … réalisateur et auteur de Stargate, Le film.
Oui, les scénaristes et réalisateurs de Stargate-la-série se foutent de la gueule publiquement du scénariste et réalisateur de Stargate-le-film.
C’est de bonne guerre, dans la version DVD de Stargate-le-film, si vous mettez comme « soundtracks » les commentaires de l’équipe technique, vous aurez le droit aux voix de Roland Emmerich et Dean Devlin (co-auteur) qui, dès le générique de début, annoncent fièrement, sarcastiquement et en coeur n’être aucunement lié à Stargate-la-série.